Le dépistage organisé du cancer du col de l’utérus démarre en juin dans l’Aube

Dès le mois de juin prochain, les Auboises âgées de 25 à 29 ans et de 60 à 65 ans non dépistées récemment, recevront une invitation du site de l’Aube du CRCDC Grand Est à se faire dépister pour le cancer du col de l’utérus.

Après son déploiement dans les départements du Bas-Rhin, du Haut Rhin, des Ardennes et de la Moselle,
le dépistage organisé du cancer du col de l’utérus est progressivement déployé dans la région Grand Est.
Il démarre en juin 2021 dans l’Aube.

Le dépistage du cancer du col de l’utérus

Ce dépistage existe déjà de manière individualisée, lorsqu’il est proposé à l’occasion d’une consultation que ce soit à l’initiative de la femme ou de son médecin généraliste, son gynécologue ou sa sage-femme.

L’intérêt du dépistage organisé (DO) est de permettre à toutes les femmes auboises éligibles de recevoir à intervalles réguliers une invitation à se faire dépister, et de bénéficier d’une prise en charge à 100% de ce dépistage, sans avance de frais (la consultation reste remboursée selon les modalités habituelles).

Un dépistage organisé pour les femmes auboises

Dès le mois de juin prochain, les Auboises âgées de 25 à 29 ans et de 60 à 65 ans, non dépistées récemment, recevront une invitation du Site de l’Aube du CRCDC Grand Est à consulter leur médecin traitant, gynécologue ou sage-femme pour réaliser un dépistage du cancer du col de l’utérus.

Les femmes des autres tranches d’âge seront invitées dans un second temps, afin de permettre aux professionnels de santé et au site de l’Aube du CRCDC Grand Est de gérer la montée en charge de l’activité. Il sera toutefois possible aux professionnels de santé de faire une demande d’invitation auprès du Site de l’Aube du CRCDC Grand Est pour leurs patientes éligibles.

Pourquoi se faire régulièrement dépister ?

La cause principale du cancer du col de l’utérus est liée à l’infection persistante par des virus de la famille des papillomavirus (HPV).

Il s’agit de l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente :
près de 80 % des personnes (hommes et femmes confondus) seront exposées à ces virus HPV au cours de leur vie.

La plupart du temps ces infections sont transitoires car l’organisme élimine naturellement le virus dans les 2 ans.
Mais, dans 10 % des cas, cette infection persiste et peut provoquer des anomalies des cellules du col de l’utérus, qui peuvent évoluer en lésions précancéreuses.

Si ces lésions ne sont pas dépistées et traitées, elles peuvent évoluer vers un cancer ( 10 à 20 ans après l’infection),
d’où l’intérêt d’une détection précoce par un dépistage régulier.

Réalisé régulièrement à partir de 25 ans, le dépistage permet d’éviter 90% des cancers du col de l’utérus,
par le traitement des lésions dites «précancéreuses», sans entraver la vie de la femme

Quelles femmes sont concernées ?

Le dépistage du cancer du col de l’utérus est recommandé pour toutes les femmes de 25 à 65 ans, quels que soient leur orientation sexuelle et statut vaccinal vis-à-vis des virus HPV. En effet, la vaccination protège de la plupart des virus responsables des cancers du col de l’utérus, mais pas contre tous. De plus, les vaccins actuels sont uniquement préventifs,
ils ne peuvent pas influer sur la guérison d’une lésion virale.

Le dépistage doit être réalisé régulièrement à partir de 25 ans, selon les intervalles recommandés, soit

  • tous les 3 ans entre 25 et 29 ans (après 2 tests réalisés à 1 an d’intervalle et dont les résultats sont normaux)
  • puis tous les 5 ans entre 30 et 65 ans.

L’élimination du cancer du col de l’utérus : une priorité de santé publique

Le cancer du col de l’utérus est évitable grâce à deux interventions efficaces et complémentaires : la vaccination contre le virus du papillomavirus humain (HPV) pour la prévention primaire et le dépistage organisé, associé à une confirmation diagnostique et à une prise en charge thérapeutique adéquate pour la prévention secondaire.

Inscrit dans le plan Cancer, le programme de dépistage organisé a pour objectifs d’augmenter la couverture du dépistage pour atteindre 80%, de réduire les inégalités d’accès au dépistage et de diminuer de 30% l’incidence et la mortalité par cancer du col de l’utérus à 10 ans.

 

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